BAROMETRE DES AFFAIRES FEVRIER 2018: FAIBLES VENTES
MANQUE D’INTERET POUR LES SALONS PROFESSIONNELS LE SECTEUR DE LA CHAUSSURE EST INQUIET

Les ventes dans le négoce indépendant de la chaussure durant le mois de février 2018 pouvaient être qualifiées de tout sauf de favorables. Le secteur est inquiet, mais il n’est pas encore question de panique. Le second mois de 2018 s’est clôturé par une perte de 12,9% par rapport à février 2017, mais étant donné que le mois de février de l’année dernière représentait 5,1% du chiffre d’affaires annuel, un recul de 12,9% n’a pas suscité une onde de choc dans les bilans. Toutefois, l’ambiance est tout sauf optimiste.

Cette fois, nul besoin de chercher l’explication très loin: les frimas de l’hiver nous ont joué des tours et les conditions climatiques en février 2018 ne pouvaient certainement pas être qualifiées de normales. La température moyenne n’a atteint que 0,8°, contre 3,7° en moyenne. En contrepartie, le soleil a brillé pendant près de 150 heures en février, contre 76 heures en temps normal. Des situations étranges.

DESEQULIBRE ENTRE OFFRE ET DEMANDE
Les frimas hivernaux qui ont frappé notre pays – et les pays voisins – en février, ont clairement gâché la fête. Celui qui a plaidé depuis des années pour des soldes d’hiver en février, voire en mars, avait raison cette année: février 2018 était absolument le mois hivernal le plus froid, mais dans tous les étalages des magasins de chaussures, trônaient les sandales, ballerines et autres tongs. Bien entendu, il est trop tard pour discuter à nouveau des dates des soldes, sans parler d’encore y apporter une quelconque modification.
“Trop tard pour lancer des actions sur les chaussures d’hiver, et le temps n’est pas clément pour les amateurs printemps-été”, est le commentaire qui domine. Les routes et trottoirs glissants ont aussi retenu beaucoup de gens chez eux. Un collègue commerçant estime aussi que l’IRM n’est pas innocent en conseillant aux gens de rester chez eux quand 1 cm de neige recouvre les routes ou que le blizzard annoncé se fait attendre.