BAROMETRE DES AFFAIRES JANVIER 2018: PARTIE 3
CHAUSSURES D’HIVER CLASSIQUES ET 20% D’’INVENDUS’

Quatre paires de chaussures vendues sur cinq en janvier étaient des articles d’hiver avec réduction. Pour la énième fois, nous devons donner raison aux commerçants qui disent que le véritable hiver commence en février (et nous le ressentons aussi), quand le mois de soldes de janvier s’est achevé. Celui qui rêve encore de soldes en mars, ferait mieux de lire les Contes de Grimm.
Les bottines, boots, pumps et bottes hautes représentaient en janvier 75% du chiffre d’affaires chez les dames. Chez les hommes et les enfants, un scénario similaire.


De nombreux collègues font usage de la dernière semaine pour tenter quand même de vendre des modèles passés de mode, aussi dénommés ‘invendus’ dans notre jargon. Et souvent, ils parviennent encore à vendre ici et là un surplus pour une bouchée de pain, “c’est toujours mieux que de le déposer dans le conteneur.”
La palette des couleurs est aussi réellement classique hivernale. Noir, cognac, brun et bleu. L’an dernier, on a encore vendu beaucoup de gris en janvier, mais c’est moins le cas maintenant.
LES SAISONS DEBUTENT TOUJOURS PLUS TOT
Pour la plupart des commerçants en chaussures, la période des soldes se termine vers la fin janvier. Le début de la nouvelle collection commence de plus en plus tôt. Dans les rues commerçantes huppées des grandes villes et dans les centres touristiques, le printemps-hiver est déjà proposé en décembre, mais ce sont bel et bien des exceptions.
La plupart des collègues présentent la nouvelle collection dès l’instant où elle est livrée. “Il y a toujours des dames sensibles à la mode qui veulent être à temps pour ne pas rater leur taille, modèle et couleur, et une vente est une vente.” Dans la pratique, la grande majorité commencent à placer les nouveautés dans l’étalage dès la fin janvier, mais on trouve quand même en février une part plus ou moins grande de ‘restants’ dans un coin ou recoin du magasin.
VENTE EN LIGNE: LA BOULE DE CRISTAL
L’e-commerce est aussi truffé de questions et de doutes. La communication à ce propos est particulièrement diverse, d’euphorique à très négative. Quant aux chiffres d’affaires réalisé par l’e-commerce dans le secteur de la chaussure dans notre pays, nous ne trouvons nulle part de chiffres concluants. Il existe les filiales de notre pays qui vendent des e-chaussures, mais apparemment, une très grande partie du chiffre d’affaires vient de l’étranger, de Zalando et autre Omoda ou Sarenza … Et le nombre de paires que ceux-ci expédient par an, n’est nulle part écrit noir sur blanc.
Chez les détaillants, qui participent à cette enquête, quelques-uns sont très contents de leur vente en ligne. “De cette manière, nous parvenons à compenser largement les chiffres bas de notre magasin en briques”, explique-t-on. D‘autres – souvent plus petits – sont moins d’accord: “L’expédition sans frais – et le renvoi – est fastidieuse, très coûteuse et pèse sur le stock.” En ce moment, nous ne disposons pas de données suffisantes pour établir des statistiques à ce sujet.
Nous voulons clore ce sujet par une importante conclusion. Au cours de l’émission du débat télévisé ‘De Zevende Dag’ à la mi-janvier fut organisé sur la VRT un grand débat sur l’e-commerce. Dans le panel figuraient toutes sortes de spécialistes en cette matière: e-commerçants, professeurs, experts, et même des membres des syndicats. L’un des participants au débat a affirmé très clairement dès le départ: “Personne ne sait où nous en serons avec le détail dans dix ans. Chacun a son opinion à ce propos, mais cela revient à regarder dans une boule de cristal.” Sur bouledecristal.com?